30.05.2007
Métier de chien
L'histoire est banale, c'est celle de Marc Louboutin, presque un simple citoyen. Dès l'année 2002, il assiste à une invasion étrange. Des "Nicolas" apparaissent partout. L'auteur se souvient alors qu'il a été, dans une autre existence, officier de police durant seize ans. Il a travaillé à l'époque à Paris, Chambéry et Quimper. Mais un jour, il a décidé de rendre les armes et de démissionner.
Fin 2006, Marc Louboutin prend un des « Nicolas » par la main et replonge avec lui dans son passé. Pour qu’au-delà du mot « Sécurité » chacun comprenne enfin ce que le métier de policier peut signifier, en matière d’horreurs, de violences, de reniements de soi, d'éducation. De l’arrestation d’une balle en pleine tête d’un « ennemi » public à la fréquentation quotidienne de dealers porteurs d'une mort opiacée, en passant par-dessus les cadavres, Marc Louboutin nous décrit ce métier de chien qui fut le sien. De ce voyage, on retiendra que rien ne se passe comme on l'affirme dans les discussions de salon, on apprendra qu'un policier doit parfois violer la loi pour la faire respecter. Qu’un bon commissaire pour l’administration n’est pas toujours celui qui dit la vérité. Et surtout que les héros de la sécurité sont aussi parfois les victimes.
Marc Louboutin, "Métier de chien, lettres à Nicolas" paru aux Editions "Privé"
Un livre à ne pas rater ! Pour en savoir plus...
Le blog de l'auteur : http://metierdechien.blog.20minutes.fr
21:20 Publié dans Voyage dans la conscience | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : police, sécurité, pouvoir, censure, édition, métier de chien, Nicolas
29.05.2007
Missing !
Cette chronique pourrait commencer comme un film de Costa-Gavras : un petit garçon tibétain âgé de 6 ans, Gendhun Choekyi Nyima, disparaît ainsi que ses proches, le 17 mai 1995. Certaines rumeurs laissent à penser qu'ils ont été kidnappés et emmenés à Pékin. A compter de ce jour tragique et comme dans tous pays où la dictature règne en maître, ce petit garçon n'est jamais réapparu. Le 25 avril dernier, Gendhun a eu 18 ans et restera dans l'histoire des nations comme étant le plus jeune prisonnier politique du monde, victime de violations de la liberté religieuse et de violations des droits de l'enfant.
Pour comprendre à quel point cet enfant a fait peur à l'envahisseur chinois, il faut remonter au 14 mai 1995, jour de sa reconnaissance par le Dalaï Lama comme le 11e Panchen Lama. Le Panchen Lama est le deuxième plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain Guélougpa (école dite des bonnets jaunes). L'origine du mot Panchen est la combinaison de deux mots "Pandita", qui signifie "érudit" en sanscrit et "Chen-po", qui signifie "grand" en tibétain. Panchen se traduit donc par "grand érudit". Lama signifie "maître spirituel". Le Panchen Lama est considéré comme une émanation du Bouddha Amitabha "de lumière infinie" e
t se situe juste après le Dalaï Lama dans ce système hiérarchique.
Le 28 janvier 1989, dans son monastère de Tashilhunpo, à Shigatsé au Tibet, le dixième Panchen Lama, Lobsang Trinley Lhundrup Choekyi Gyaltsen, meurt d'une crise cardiaque, à l’âge de 50 ans. Les Tibétains disent qu'il a été empoisonné quelques jours après son discours historique critiquant la politique chinoise et affirmant sa loyauté envers le Dalaï Lama. Le Panchen Lama avait notamment déclaré que le progrès apporté au Tibet par la Chine ne saurait compenser la somme de destructions et de souffrance infligée au peuple tibétain. Après sa disparition, le Parti communiste chinois chargea Chadrel Rimpoché, le responsable du monastère du Tashilhunpo, croyant qu'il leur était favorable, de trouver la réincarnation du Panchen Lama. Le Dalaï Lama propose à Pékin de dépêcher une délégation de hauts dignitaires religieux pour "assister" Chadrel Rimpoché. Mais l’offre est rejetée par la Chine qui la qualifie de "superflue". Le Dalaï Lama et les autorités tibétaines commencent à organiser les recherches pour trouver sa réincarnation suivant les traditions tibétaines. Au Tibet, Chadrel Rimpoché retient trois enfants aux qualités remarquables. Parmi eux, le petit Gendhun Choeky Nyima, fils de nomades tibétains. Chadrel Rimpoché informe une équipe envoyée clandestinement au Tibet par le Dalaï Lama. Le 14 mai 1995, après avoir étudié les différents candidats, il est officiellement reconnu par le Dalaï Lama comme étant le onzième Panchen Lama. Trois jours plus tard, Chadrel Rimpoché, lui, est immédiatement arrêté et emprisonné pour avoir informé le Dalaï Lama, et Gendhun disparait ainsi que sa famille. Ce n'est qu'un an plus tard que Pékin avouera détenir le petit garçon.
En 1996, son cas fut examiné par le Comité des Droits de l'Enfant de l'ONU et les autorités chinoises ont admis pour la première fois avoir "pris l'enfant pour sa sécurité". Le Comité a demandé à rendre visite à Gendhun, mais les autorités chinoises n'ont pas donné suite à cette requête. Le dossier n'a pas avancé depuis lors. Aujourd'hui, Gendhun serait toujours détenu par les autorités chinoises. Une alerte " Amber " mondiale a d'ailleurs été lancée par le monastère Tashilhunpo (siège en exil en Inde du Panchen Lama) et une récompense est offerte à toute personne fournissant une information susceptible de localiser et d'entrer en contact avec le jeune garçon.
La Chine refuse toujours de fournir des informations sur l'endroit où il se trouve. Malgré des demandes répétées de la communauté internationale, des observateurs indépendants n'ont pas pu obtenir d'accès au Panchen Lama, pour voir s'il est en bonne santé et s'il reçoit une éducation appropriée. Au Tibet, la photo de Gedhun Choekyi Nyima est interdite et les Tibétains n'ont pas le droit de lui rendre hommage.
En annonçant le nom de l'enfant, le Dalai-Lama, en appelait au gouvernement chinois pour qu'il élargisse sa compréhension, sa coopération et son assistance "afin de permettre au jeune Gendhun de recevoir l'éducation religieuse lui convenant et d'assumer ses responsabilités spirituelles". Au cours des dernières années, le Dalaï Lama a fait un maximum d'efforts en vue d'arriver à une solution acceptable pour les deux parties concernées par le problème du Tibet, dans un esprit de réconciliation et de compromis. Cette approche qui est celle de la "voie du milieu" vise avant tout à garantir au Tibet une véritable autodétermination. Il est à regretter que le Chine ait rejeté chacune des initiatives de gouvernement tibétain en exil, en vue d'un règlement pacifique et négocié de la question tibétaine. Récemment le gouvernement chinois déclarait : "La lutte entre nous et la clique du Dalaï Lama, ne concerne pas la question de la liberté religieuse et de l'autonomie. C'est un combat entre nous et l'ennemi".
Alors que la Chine a pendant longtemps dénoncé le Bouddhisme tibétain et son système de réincarnations comme étant "féodal" et "réactionnaire", le régime athée semble plus que désireux d'abandonner sa position antireligieuse virulente dans le cas du Panchen Lama car, fait sans précédent dans l'Histoire, la Chine a désigné un autre enfant, fils d'un membre du Parti Communiste chinois, pour le manipuler à des fins politiques. En désignant leur propre Panchen Lama, la Chine a politisé les questions purement religieuses.
Le mépris de la Chine pour les sentiments religieux du peuple tibétain, tel qu'il ressort de leur attitude autoritaire vis à vis de la reconnaissance du Panchen Lama, manifeste la vraie nature de leur dictature au Tibet. La réalité d'aujourd'hui c'est que le Tibet est un pays occupé par une puissance coloniale.![]()
Le Dalaï Lama a déclaré un jour : "Je crois véritablement que les individus peuvent faire la différence dans la société. () Il appartient à chacun de nous d'utiliser au mieux son temps pour aider à créer un monde plus heureux."
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Tibet Info a lancé une opération de bougies virtuelles : des milliers de bougies ont été allumées dans plus de 125 pays afin d'accompagner en pensée le jeune Gendhun : pour allumer la vôtre, cliquez ici ! Car au-delà de la question politique et religieuse, il s'agit d'un enfant que la Chine a privé de liberté depuis plus de dix ans, sans que l'on sache le sort qui lui a été réservé durant toutes ces années. Et ça, c'est INACCEPTABLE !
Pour plus d'informations sur le Panchen Lama, cliquez ici !
09:50 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Tibet, dictature, enfance, Penchen Lama, Dalai Lama, Chine, envahisseur
02.05.2007
Un tour au pays de la liberté
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Un petit clic au pays de la liberté "fantôme" : certains penseront, une fois encore, que la paranoïa nous gagne. En ce qui concerne la liberté individuelle et la liberté tout court, nous ne serons jamais assez paranoïaques.
Et pour ceux qui n'ont pas lu "Un avertissement prophétique", sachez que dans son discours d'adieu du 17 Janvier 1961, le président (et ancien général) Dwight Eisenhower avait averti les Américains que le lobby militaro-industriel pourrait faire planer un jour une menace sur la liberté et la démocratie :
"La présence simultanée d'un énorme secteur militaire et d'une vaste industrie de l'armement est un fait nouveau dans notre histoire. Cette combinaison de facteurs a des répercussions d'ordre politique, économique et même spirituel, perceptibles dans chacune de nos villes, dans les chambres législatives de chacun des États qui constituent notre pays, dans chaque bureau de l'administration fédérale. Certes, cette évolution répond à un besoin impérieux. Mais nous nous devons de comprendre ce qu'elle implique, car ses conséquences sont graves. Notre travail, nos ressources, nos moyens d'existence sont en jeu, et jusqu'à la structure même de notre société. Dans les organes politiques, nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d'acquérir une influence injustifiée, qu'il l'ait ou non consciemment cherchée. Nous nous trouvons devant un risque réel, qui se maintiendra à l'avenir: qu'une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s'affermissant. Nous devons veiller à ne jamais laisser le poids de cette association de pouvoirs mettre en danger nos libertés ou nos procédures démocratiques. Nous devons nous garder contre le risque de considérer que tout va bien parce que c'est dans la nature même des choses. Seul un ensemble uni de citoyens vigilants et conscients réussira à obtenir que l'immense machine industrielle et militaire qu'est notre secteur de la défense nationale s'ajuste sans grincement à nos méthodes et à nos objectifs pacifiques, pour que la sécurité et la liberté puissent prospérer ensemble."
11:25 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Usa, présidentielles, 11 septembre, politique, lobby, militaro-industriel, attentats
03.04.2007
Scénario du futur
Un montage choc qui a le mérite d'être clair : pour en savoir plus, cliquez sur le lien !
Ames sensibles s'abstenir !
13:20 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eau, futur, économie, énergie, catastrophe, environnement
12.02.2007
Le combat d'une mère
Marta Ocampo de Vásquez est l’une des fondatrices de l’association argentine " Les Mères de la Place de Mai. " Invitée à prendre la parole au Conseil des droits de l’homme le 22 juin 2006 à Genève, elle a souhaité que le Conseil adopte la Convention contre les disparitions forcées.
Extrait de son réquisitoire contre l’impunité.
"Je me demande encore pourquoi je me retrouve devant vous aujourd’hui...
Cela me ramène aux trente dernières années de mon histoire familiale, assombrie pendant la dictature militaire en Argentine de 1976 à 1983, avec l’enlèvement et la disparition consécutive de ma fille Maria Marta et son mari Cesar, qui est survenue cette nuit funèbre du 14 mai 1976.
Comme des milliers d’autres ils ont été enlevés et l’on n’a jamais plus entendu parler d’eux. Ils sont entrés dans un trou noir duquel ils n’ont jamais pu revenir.
Notre lutte continue... jusqu’à ce que la Convention soit approuvée par l’Assemblée générale des Nations Unies et nous défendrons toujours les droits de l’homme.
(...) L’impunité a été jusqu’à aujourd’hui une caractéristique essentielle de la pratique des disparitions forcées et c’est la raison pour laquelle les ONG recherchent la pleine application de la justice dans chaque pays touché. C’est la raison pour laquelle nous nous préoccupons de la manière dont le droit international des droits de l’homme est mis en œuvre.
C’est aussi la raison pour laquelle nous nous préoccupons de la création de mécanismes juridiques qui puissent prévenir, sanctionner et empêcher la perpétration de ce crime contre l’humanité.
C’est la raison pour laquelle, M. le Président, nous sommes ici [à Genève] aujourd’hui, une nouvelle fois, pour vous demander que la Convention soit finalement approuvée. Nous avons parcouru un long chemin, avec des avancées et des désillusions mais aujourd’hui nous nous tournons vers vous pour que dans ce monde il n’y ait plus d’autre victime de disparition forcée.
Si nous défendons la " mémoire historique des peuples ", c’est parce que des événements d’une telle ampleur collective ont eu lieu et nous devrions toujours les garder à l’esprit parce qu’ils constituent notre identité nationale.
(...) C’est une façon de faire vivre notre mémoire, pour que chaque disparu, chaque victime sache que son passage dans la vie n’a pas été ignoré, que ses utopies n’ont pas été vaines et qu’elles deviendront progressivement réalité.
C’est ce qui nous aide à garder la mémoire vive, à comprendre que nous ne pouvons pas laisser dans le puits de l’oubli ces crimes odieux qui ont été commis à l’encontre de milliers de victimes.
Je veux dire très clairement que pour prévenir les violations des droits civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, il faut dire un NON ferme à l’impunité.
Je vais affirmer très clairement que je soutiens les dossiers restés en suspens de la Commission des droits de l’homme, comme la Déclaration sur les peuples autochtones, notre Convention et les autres situations qui contribueront à " la Paix, la Vérité et la Justice ".
Messieurs, la responsabilité que nous puissions finalement dire qu’il n’y aura plus de détenus-disparus- dans ce monde est entre vos mains.
Je peux seulement vous dire que je poursuivrai toujours mon travail de défense des droits de l’homme et contre toutes les violations commises et je continuerai à revendiquer les idéaux et les principes que les 30000 disparus d’Argentine et du monde entier ont défendu pour les peuples. Je poursuivrai toujours la lutte pour la Mémoire, la Vérité et la Justice."
L'Assemblée générale adopte la Convention internationale sur les disparitions forcées
20 décembre 2006 - L'Assemblée générale a adopté ce matin la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcée, créant ainsi un nouveau crime en droit international en temps de paix comme en temps de guerre.
La Convention, adoptée sans vote sur recommandation de la Commission des questions sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission), sera ouverte à la signature le 6 février prochain à Paris, rappelle un communiqué de l'ONU.
Les articles 3 à 25 prévoient les mesures que doivent prendre les États parties, notamment pour enquêter sur les disparitions forcées et les constituer en infractions au regard du droit pénal, et même en crime contre l'humanité quand la pratique est généralisée ou systématique.
Aucune circonstance exceptionnelle quelle qu'elle soit ne peut être invoquée pour justifier la disparition forcée, dispose la nouvelle Convention.
Il est aussi prévu une entraide judiciaire entre États et une entraide pour porter assistance aux victimes.
Les systèmes juridiques des États parties devront obtenir réparation et des indemnisations pour toute victime directe de disparition forcée. L'article 25 recouvre les cas de soustraction d'enfants soumis à une disparition forcée et celui de la falsification, la dissimulation ou la destruction de documents attestant de la véritable identité des enfants disparus.
Il est par ailleurs institué un Comité des disparitions forcées composé de 10 experts de haute moralité, siégeant à titre personnel et agissant en toute impartialité. Tout État partie devra présenter au Comité un rapport sur les mesures qu'il a prises pour donner effet à ses obligations au titre de la Convention.
Le Comité peut être saisi, d'urgence, par les proches d'une personne disparue ou toute personne mandatée par eux notamment, d'une demande visant à chercher et retrouver une personne disparue. Le Comité peut aussi demander à ses membres d'effectuer une visite sur place.
Le représentant de la France, pays ayant mené les négociations, a précisé que ce texte est à la charnière entre droits de l'homme, droit international humanitaire et droit pénal international et qu'il vient combler un vide juridique, indique le communiqué.
Le représentant a évoqué les quelques 40 000 êtres humains dont la disparition a été recensée depuis 1980 dans plus de 90 pays. Les disparitions forcées demeurent ainsi une réalité tangible. Selon les Nations Unies, 535 personnes en ont été victimes en 2005.
Des pays comme l'Argentine, le Chili, le Honduras et le Japon ont qualifié l'adoption de la Convention d'étape historique pour les droits de l'homme, le représentant chilien estimant que ce texte était suffisamment large pour protéger les droits des victimes et de leurs familles en imposant des obligations spécifiques aux États.
La France a accueilli à Paris, le 6 février 2007 sous la présidence du ministre des Affaires étrangères, M. Philippe Douste-Blazy, la cérémonie de signature de la convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées. 57 signatures ont déjà été recueillies. Ce sont plus de vingt-cinq années d’efforts déployés par les familles des disparus, les organisations non gouvernementales, les Nations unies et la France qui ont été couronnées.
11:28 Publié dans Violation des droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : impunité, disparitions forcées, argentine, nations-unies, dictature, droits de l'homme
07.02.2007
Les grands " hérétiques " de l’astronomie
Aristarque de Samos (Grèce, environ 310 av. JC)
Premier dans l’histoire humaine à émettre l’idée que la Terre tournait sur elle-même et autour du Soleil, et à inventer un système de calcul pour mesurer la distance entre la Terre, la Lune et le Soleil. Son idée fut rejetée à cause du concept religieux selon lequel l’homme et la Terre sont le centre de l’univers.![]()
Copernic (Pologne, 1473-1543)
Terrorisé à l’idée d’être envoyé au bûcher, il attendit les derniers jours de sa vie pour rendre publics ses travaux dans lesquels il révolutionnait la vision que le monde de l’époque avait de lui-même. Copernic démolit la vision géocentrique (la Terre au centre de l’univers) pour la remplacer par une vision héliocentrique (les planètes tournant sur elles-mêmes et autour du Soleil). Il n’apportait pas de preuves mais développa des thèses astronomiques remarquables, en affirmant par exemple que Vénus a, comme la Lune, différentes phases !![]()
Bruno (Italie, 1548-1600)
Partisan de Copernic, il affirma que l’univers était infini, que d’autres mondes existaient et que la Terre tournait autour du Soleil. Il a été brûlé avec ses écrits par l’Inquisition de la Très Sainte Eglise Catholique.![]()
Galilée (Italie, 1564-1642)
En observant le ciel avec une lunette optique perfectionnée par ses soins, il fut le premier a confirmer la thèse de Copernic et à décrire les quatre phases de Vénus ainsi que les quatre principaux satellites de Jupiter. Grâce à ses observations, il en conclut lui aussi que la Terre tournait autour du Soleil, mais il n’attendit pas sa mort pour le dire, déclenchant un immense scandale scientifique et religieux. Il fut poursuivi par l’Inquisition et sauva sa tête au dernier moment en se rétractant, mais il souffla cette phrase devenue célèbre " Et pourtant elle tourne ". Les idées de Copernic et de Galilée furent combattues par le pape Paul V comme contraire aux saintes écritures, ainsi que par tous les scientifiques de l’époque.![]()
Kepler (Allemagne, 1571-1630)
Il formula les trois lois relatives au mouvement des planètes autour du Soleil. Il fut combattu par ses pairs qui le qualifièrent de fou ; Kepler fut contraint de fuir son pays et se réfugia à Prague où il continua ses études. Grâce à ses trois lois, il avait prédit le passage de Mercure entre la Terre et le Soleil pour 1631 (donc après sa mort) et sa prédiction s’est avérée exacte.![]()
Newton (Angleterre, 1642-1727)
Premier dans l’histoire à énoncer la loi universelle de gravitation (force invisible qui agit à distance) alors qu’à l’époque tout le monde était persuadé que toute force se manifestait uniquement par contact. Ses idées furent combattues pendant plus de trente ans.![]()
Röntgen (1845-1923)
L’inventeur des rayons X, bien avant ses premières applications médicales, fut accusé d’être un charlatan. On disait qu’il violait les lois de la physique. Aujourd’hui tous les hôpitaux violent les lois de la physique.
Einstein (Allemagne, 1879-1955)
Sa théorie de la relativité a été combattue par tous les professeurs de mathématiques qui ont déclaré qu’il s’agissait là de la plus grande " fumisterie " de l’histoire de la science car elle violait toutes les règles des mathématiques et de la physique. Il a fallu 20 ans à Einstein et le prix Nobel pour que sa théorie soit enfin acceptée et qu’il ne soit plus accusé de charlatanisme.![]()
Et enfin l'ami d'Einstein, Immanuel Velikovsky (Russie – 1896-1979) auteur de "Mondes en Collision". Sans doute le plus grand génie visionnaire du 20e siècle.
Voir la chronique " Frankie et les mondes en collision "
17:10 Publié dans Visionnaires de génie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : science, hérésie, inquisition, vélikovsky, religion, einstein, copernic
01.02.2007
Une histoire de petite fille...
A
lire soi-même, à lire à ses enfants, et à faire découvrir autour de soi, le très beau livre de Tahar Ben Jelloun "Le racisme expliqué à ma fille" publié dans une nouvelle édition de poche.
Tahar Ben Jelloun
s'adresse en priorité aux enfants entre huit et quatorze ans. Répondant aux nombreuses questions que sa fille lui posa lors d'une manifestation, il tente de définir des notions telles que le racisme mais aborde aussi des problèmes beaucoup plus récents comme la génétique, ou plus anciens comme l'antisémitisme, les discriminations, les génocides, l'apartheid...De façon très didactique, il explique précisément chaque terme, offrant ainsi la possibilité aux enfants de comprendre le sens de mots qu'ils entendent si souvent et de réfléchir sur leur comportement, sur celui de leur entourage. Clairement et simplement, Tahar Ben Jelloun nous amène sur le terrain de la tolérance et de l'acceptation de nos différences ; et bien qu'adressé aux enfants, ce livre n'a aucun effet nocif sur la santé intellectuelle des adultes !
A ce sujet, je vous livre ici une histoire de petite fille :
Cela se passe au Canada dans une petite ville où il semblerait que les habitants n'aient pas l'occasion de voir des personnes d'ascendance africaine. Lors d'une promenade, une petite fille de quatre ans et sa maman voient venir vers elles un homme à la peau d'ébène.
La petite fille demande alors à sa mère : "Est-ce que ce monsieur est hollandais ?"
La mère est surprise car elle n'a vu que les traits africains et la couleur de la peau de l'homme.
"Pourquoi penses-tu qu'il est hollandais ?"
"Parce qu'il porte des sabots" répond la petite fille et lorsque la mère se retourne sur l'homme, elle constate qu'effectivement il porte des sabots !![]()
17:45 Publié dans Autour de nos différences | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : racisme, tolérance, enfance, ben Jelloun, discréminations
29.01.2007
Portrait d'un condamné : Tenzin Delek Rimpoché
RIMPOCHE
Tenzin Delek
CONDAMNE A MORT PUIS A LA RECLUSION A VIE...
PAYS : Chine
NOM : RIMPOCHE
PRÉNOM : Tenzin Delek
NATIONALITÉ : Tibétaine
LIEU DE DÉTENTION : Prison de Chuandong
L'AFFAIRE : Tenzin Delek Rimpoché, lama tibétain de 55 ans, est détenu depuis avril 2002 par les autorités chinoises. Accusé d’avoir participé à des attentats à l’explosif, il a été condamné à mort, avant que sa peine ne soit commuée à la réclusion à vie en janvier 2005.
A l’issue de l’audience publique, Tenzin Delek clamera son innocence, s’élevant contre l’iniquité du procès et rejetant toutes les accusations. Il débutera une grève de la faim le 6 janvier 2003 qu'il cessera suite aux promesses d’officiels de Pékin qu’un nouveau procès se déroulerait à la Haute Court du Sichuan. Après sa condamnation à mort avec un sursis de deux ans, Tenzin Delek Rimpoché fait appel. Cet appel est rejeté à huit clos le dimanche 26 Janvier, alors que Lobsang Dhondup, (arrêté en même temps que Tenzin Delek) sauvagement torturé, est exécuté le jour même. Un témoin clé pour la révision potentielle d’un procès aux zones d’ombre est supprimé.
"Je suis entièrement innocent. J’ai toujours affirmé que nous ne devions pas lever la main sur les autres. C’est un pêché. Je n’ai ni distribué de lettres ou pamphlets ni posé secrètement de bombes. Je n’ai même jamais pensé à de telles choses, et je n’ai aucune intention de blesser autrui." Tenzin Delek Rimpoché.
L’acharnement des autorités contre Tenzin Delek Rimpoché est ancien. Pourtant, il n’a jamais été impliqué dans une manifestation politique. Il est connu comme un dirigeant spirituel non violent, engagé dans d’importantes actions sociales (construction d’écoles pour les orphelins, aide aux personnes âgées isolées, construction de routes et de ponts, protection de l'environnement). C’est l’un des derniers hauts lamas du Tibet, engagé depuis plus de 20 ans dans la préservation de la spécificité de la culture tibétaine. Il a séjourné en Inde entre 82 et 87 où il fut reçu par le Dalaï Lama. Les autorités chinoises l’ont arrêté à deux reprises en 98 pour la construction de monastères. En 2000, il reçoit l’ordre de fermer une école et doit se cacher pour ne pas être arrêté.
Ensemble contre la peine de mort et France-Tibet demandent la libération immédiate du prisonnier pour des raisons de santé, de dignité et de justice.
"La communauté internationale avait obtenu que sa condamnation à mort soit commuée. Il nous faut aujourd’hui nous remobiliser pour demander aux autorités chinoises de libérer Tenzin afin qu’il puisse notamment se soigner auprès des siens", a expliqué Michel Taube, porte-parole d’ECPM.
"Depuis le début de cette affaire, a ajouté Maître Alexis Rutman, administrateur d’ECPM, le gouvernement chinois n’a pas fourni de preuve crédible contre Tenzin Delek Rimpoché. On lui a refusé l’accès à des avocats indépendants et il n’a pas eu droit à un procès équitable. Sa santé décline de façon inquiétante, notamment parce qu’il a certainement été torturé en prison. Au nom de la justice, il est temps que Tenzin soit libéré."
Pour toutes ces raisons, ils appellent la communauté bouddhiste, les associations de défense des droits de l’homme et tous les citoyens à se rassembler le 10 de chaque mois devant les Mairies jusqu’à ce que Tenzin soit libéré et à signer l’Appel (pour agir, cliquez ici) qui sera transmis aux autorités de Pékin.
EN MEMOIRE A LOBSANG DHONDUP
Lobsang Dhondup, âgé de 28 ans, torturé et condamné à mort, a été EXECUTE LE 26 JANVIER 2003 sans appel et dans la précipitation.
La condamnation des deux Tibétains avait été dénoncée par des organisations de défense des droits de l'Homme comme Amnesty International et le gouvernement tibétain en exil à Dharamsala qui pense que "le processus judiciaire qui a maintenu leur sentences en appel n'était ni transparent ni équitable".
Un groupe de 24 personnalités chinoises avait de son côté adressé une pétition en faveur des deux condamnés à l'Assemblée nationale populaire (le parlement chinois), à la Cour suprême de Chine et à la Haute Cour du Sichuan.
Le Parlement européen avait également appelé les autorités chinoises à commuer les sentences de mort contre Tenzin Delek Rimpoché et Lobsang Dhondup.
Au moins 3 autres personnes également accusées dans cette affaire ont été emprisonnées, et 2 autres personnes ont disparu. Tsering Dhondrup-Jortse (74 ans), arrêté en juin 2002, a été condamné à 5 ans de prison. En 2000 déjà, il avait rassemblé des milliers de signatures pour une pétition contre l’emprisonnement de Tenzin Delek Rimpoché. Il a été relâché le 11 juillet, mais les terribles conditions d’emprisonnement l’ont rendu aveugle, dans l’incapacité de marcher, d’utiliser ses mains et de parler. Le moine Tashi Phuntsog était hospitalisé pour tuberculose quand il a été arrêté en avril 2002. Il a été libéré le 28 juillet dernier. Il était censé avoir été condamné à 7 ans de prison, mais aucun détail concernant les charges retenues ou la raison de sa libération anticipée n’a été donné. Deux moines, Passang et Choetsom, ont disparu suite à leur interrogatoire par les autorités chinoises en avril 2002 où ils furent sévèrement battus. Une autre personne est détenue pour avoir apporté des informations sur l’affaire de Tenzin Delek Rinpoché à des journalistes étrangers.
Rappelons que selon la Commission Internationale des Juristes:
"Les Tibétains sont un peuple sous la domination étrangère et en tant que tel, peuvent se prévaloir du droit à l'autodétermination prévu en droit international pour déterminer librement leur statut politique. Le peuple tibétain n'a pas encore exercé ce droit qui requiert une expression libre et authentique de leur volonté".![]()
Liens utiles :
Campagne Tenzin Delek : http://www.tibet.fr/old/tdr.htm
09:30 Publié dans Violation des droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, tibet, chinepersecutions, prison, bouddhisme, ecpm
23.01.2007
Un pays nommé Tibet, open past...
Le Tibet se situe aux trois quarts à plus de 3 500 m d'altitude. Ce pays est entouré de hautes chaînes (Kunlun, Alpes du Sichuan, Pamir, Karakorum et surtout l'Himalaya). Il constitue un État unifié à partir du VIIe siècle. Le roi Srong-btsan Sgam-po lui donne une organisation centralisée et fonde Lhassa, la capitale actuelle.
t
Au loin, le mont Kailash. Il culmine à 6 714 m et est sacré pour les bouddhistes. By TCL 1961 Licence
En 1207, le pays se soumet aux Mongols. Aux XVe-XVIe siècles, l'Église tibétaine est organisée sous l'autorité du dalaï-lama et du panchen-lama, seconde autorité religieuse du Tibet.

Paysage du Tibet à 4 500 m d'altitude. By Michel @ Licence
En 1751, les empereurs Qing établissent la domination de la Chine sur le pays. Les Tibétains chassent les Chinois en 1912 avec l'aide des Britanniques, mais le Tibet est à nouveau occupé par la République populaire de Chine en 1950.
Le Dalaï-Lama : C'est un titre conféré au XVIe siècle par le souverain mongol Altan Khan au chef tibétain d'un ordre monastique bouddhique, porté depuis lors par le chef du bouddhisme tibétain.Le dalaï-lama passe pour être l'incarnation perpétuelle de l'esprit du bodhisattva Avalokiteshvara, patron du Tibet. Lorsqu'il meurt, l'esprit divin qui réside en lui descend de nouveau, après un intervalle d'au moins 49 jours, dans un enfant qui donne généralement, dès sa naissance, des marques de son origine surnaturelle.

Tenzin Gyatso. By Elton Melo Licence
Le dalaï-lama actuel, Tenzin Gyatso, est considéré comme la quatorzième incarnation du bodhisattva Avalokitésvara. Il a été proclamé en 1940 souverain du Tibet, devenant dès lors le chef suprême de toutes les sectes bouddhiques de son pays. Les heurts avec les Chinois l'ont contraint à s'exiler en 1959. Il a reçu en 1989 le prix Nobel de la paix.

Potala. Résidence historique du dalaï-lama. By Td Stevenson Licence
Dans son livre « Mon pays et mon peuple », le Dalaï-lama témoigne de la répression de 1959 :« Des dizaines de milliers des nôtres ont été tués []. Ils n'ont pas été seulement fusillés, ils ont été battus à mort, crucifiés, brûlés vifs, noyés, écorchés, enterrés vivants []. Ces meurtres ont été commis en public. La raison principale et fondamentale est qu'ils ne voulaient pas renoncer à leur religion. »
Le Tibet représente une région stratégique pour les Chinois. Indépendant depuis 1912, le Tibet n'a pu résister à l'invasion de l'armée populaire chinoise en 1950.

Village tibétain. By IPJ Mike Licence
En 1959, le Tibet oriental, la région de Kham, se révolte. Une répression féroce est aussitôt mise en place : bombardements, absence de soins aux blessés, enterrements vivants et tortures. Le 22 mars, la prise de Lhassa tourne en véritable bain de sang. Entre 2 000 et 10 000 Tibétains meurent. Le dalaï-lama est contraint de fuir en Inde, accompagné de 20 000 compatriotes.

Jeunes élèves bouddhistes. By Zanettco Licence
Des centaines de milliers de personnes sont envoyées dans des camps et d'après les estimations, seulement 20% en sont ressorties vivantes. Les moines sont les premières victimes de ces exactions. Ils représentent l'élite intellectuelle et religieuse du pays. A ce titre, ils représentent donc une menace et sont systématiquement déportés dans des mines de charbon pour y travailler dans les pires conditions.
Pendant la révolution culturelle chinoise (1966-1969), la politique chinoise à l'égard du Tibet se durcit. La culture traditionnelle tibétaine est la cible principale. Les « gardes rouges » détruisent les autels voués à Bouddha, rasent les monuments d'une culture plus que millénaire. En 1969, sur 6 259 monastères, seuls 13 restent encore en fonctionnement.

Monastère de Tashilhunpo dans la région de Chigatse. By Steynard Licence
Les autres monastères sont transformés en hangars, prisons, casernes ou simplement rasés. Le gouvernement central veut éradiquer le bouddhisme et toute la culture traditionnelle tibétaine.

By Keithyong Licence
Parallèlement, la population est soumise à un contrôle de la natalité qui se transforme en campagne de stérilisation forcée. Cette stérilisation forcée au-delà du premier enfant doit-il être considéré comme un but inavoué d'éradiquer le peuple tibétain ?
On peut se le demander dans la mesure où les autres minorités implantées au Tibet ne sont pas soumises au contrôle de natalité.
En 1969, une nouvelle révolte à Lhassa est encore réprimée dans le sang.A partir de 1980, le régime chinois s'assouplie un peu et certains membres du parti communiste vont même jusqu'à admettre les erreurs de leur politique. Mais, ces déclarations bien tardives n'empêchent nullement que les droits de l'homme soient toujours violés.

Manifestations à Lhassa en octobre 1987. © Baldev Sygma
En 1984, le Tibet est rouvert au tourisme international ce qui signifie pour le gouvernement chinois que des observateurs de la politique chinoise peuvent s'y rendre. Depuis, le tourisme s'est largement développé bien que le Tibet reste sous haute surveillance.
En 1989, alors que le dalaï-lama reçoit le prix Nobel de la paix, une révolte éclate. Cette rébellion réprimée dans le sang aboutit à l'instauration de la loi martiale, qui reste en vigueur jusqu'en 1990.

Manifestation des Tibétains en exil, en mars 1989, en Inde. © Baldev Sygma
L'attribution en 1989 du prix Nobel de la Paix au 14e dalaï-lama provoque le mécontentement du gouvernement chinois. La situation se durcit à nouveau en 1995, notamment à propos du choix de la réincarnation du panchen-lama, deuxième personnage du bouddhisme tibétain. Pékin et le dalaï-lama présentant chacun un enfant différent. Depuis 1996, la sinisation et la répression des autochtones s'intensifient. Le bilan global de l'occupation chinoise reste effrayant. Il l'est d'autant plus que la communauté internationale ne semble pas s'en préoccuper. Le Tibet aurait-il été sacrifié au nom des intérêts financiers des puissances économiques occidentales ?

Armée chinoise photographiée discrètement à Potala. By Insignifica Licence
D'après le gouvernement tibétain exilé en Inde, 1,2 million de personnes, soit le quart de la population totale, aurait péri depuis 1950. La Commission internationale des juristes a qualifié dans un rapport de 1959 les massacres perpétrés au Tibet par les autorités chinoises de génocide.
Le Tibet, qui revendique avec légitimité son indépendance, vit depuis plus de 50 ans sous le joug d'une oppression sanglante.
Les plus optimistes argumentent d'un développement économique de cette région. Mais, est-il admissible que l'on puisse sacrifier une nation au nom d'intérêts économiques ou stratégiques ?

Elevage de Yaks. By Jgn Licence
D'autant plus que ce soi-disant développement économique s'accompagne d'une destruction de l'environnement. Si personne ne réagit rapidement, le Tibet pourrait bien devenir une immense décharge chinoise avec notamment le stockage de déchets radioactifs et de nombreux essais nucléaires. La population ne bénéficie nullement du développement économique de la Chine puisque le Tibet est aujourd'hui la région qui connaît le plus bas niveau de vie.

By D. Pop Licence
Les Tibétains ne demandent qu'à vivre en paix
23:10 Publié dans Violation des droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : persécution, tibet, chine, dalaï lama, bouddhisme, politique
19.01.2007
Un pays nommé Tibet
C’est au cours des années 1949/1950 que l’armée chinoise envahit le territoire tibétain.
L’appel que le Tibet lança à la communauté internationale resta sans réponse. Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en 1951, à Pékin, un accord inique dans lequel le Tibet du abandonner sa souveraineté. Les Tibétains du Nord-Est et de l’Est du Tibet, qui assistèrent les premiers à l’intrusion de l’armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante pour rejoindre les zones rurales. Une résistance armée s’organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Tristement célèbres, les provinces de l’Amdo et du Kham furent les scènes de violentes répressions et contraignirent des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central. Le 10 mars 1959, des dizaines de milliers d’hommes et de femmes descendirent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation fut réprimé dans un bain de sang.
Le soulèvement du 10 mars eut pour conséquence la fuite du Dalaï-Lama, et d’environ 80 000 Tibétains.
Quatre décennies après, le constat est terrible : plus d’un million de morts, des nonnes et des prêtres torturés, des milliers de Tibétains déportés dans des camps de rééducation, environ six mille temples détruits, et une politique d’assimilation forcée que continue de mener actuellement la Chine. La destruction du Tibet est aggravée par le transfert massif de Chinois au Tibet et la négation des droits humains les plus élémentaires. Le fragile écosystème en amont des grands fleuves d'Asie a déjà subi des dommages irréversibles. De même, les forêts du plateau tibétain ont été coupées à blanc pour satisfaire aux besoins de l'économie chinoise. L'agonie du Tibet, c'est aussi un véritable génocide culturel, linguistique et religieux mené par la Chine pour rayer de la carte l’une des plus ancienne civilisation du monde.![]()
Le gouvernement tibétain en exil, depuis Dharamsala, petite
ville située au nord de l’Inde, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l’occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd’hui à l’échelle mondiale.
" Ce n’est pas vers le passé que je porte mon regard mais vers l’Avenir " a déclaré le Dalaï-Lama.
Souhaitons que l'avenir soit à cette image. ![]()
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Actions pour la libération du lama Tenzin Delek Rimpoché, emprisonné depuis avril 2002 dans la prison de Chuandong (Chine), condamné à mort puis à la réclusion à perpétuité : cliquez ici !
21:15 Publié dans Violation des droits de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : persécution, tibet, chine, dalaï lama, bouddhisme, politique









